058.ETH – Classe 5

Publié: 04/09/2011 dans ETH
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E T H

CLASSE 5

 

Le Secteur fortifié Escaut ne comportait que 14 casemates et un seul petit ouvrage d’infanterie à 2 Blocs : ETH avec une tourelle 2 armes mixtes/mortier de 50 et deux casemates 47/JM. La casemate de Jeanlain à sa gauche lui était reliée par l’égout visitable. Il est officiellement le dernier ouvrage à l’ouest de la LIGNE MAGINOT et était prévu pour avoir 5 Blocs de combat. Il n’était protégé par aucune artillerie d’ouvrage et sa mission était la couverture nord de la ville du Quesnoy. Son équipage était de 139 hommes du 54°RIF. Il faut noter qu’il n’y a plus que deux casemates à sa gauche et que la dernière à l’extrême ouest, Tallandier, comportait tout de même une casemate double 47/JM surmontée d’une tourelle 2 armes mixtes ce qui lui donnait le même armement que l’ouvrage d’ETH.

Le 22 mai, l’ouvrage est attaqué par 2 canons de 105 mm allemands placés 600 m derrière lui. Toutes ses armes détruites, ETH ne capitulera que le 26 mai.

ACCÈS EN 1982

Pour accéder à l’ouvrage d’ETH, prendre la N49 Bavay – Valenciennes. Emprunter à droite la D129 vers Wargnies-le-Grand et se diriger vers le village d’Eth. Environ 1 km après la sortie de Wargnies, un chemin à gauche conduit à une ferme. Le Bloc 2 (casemate+tourelle) est à droite, immédiatement au bord de celui-ci. Le Bloc 1 (casemate) est inclus dans les bâtiments de la ferme. La casemate de Jeanlain est à environ 600 m à l’ouest, au bord de la petite route qui va vers le Triez.

LA LOCALISATION DES BLOC EST APPROXIMATIVE

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L E S    S A R T S

CLASSE 5

L’ouvrage d’infanterie des SARTS a été, lui aussi, construit sur un fort de 1878. Il comporte 2 Blocs, une tourelle 2 armes mixtes/mortier de 50 et une casemate 47/JM. Il devait avoir 4 Blocs et une Entrée. Il n’était, comme ses voisins, protégé par aucune artillerie d’ouvrage. Sa mission était d’interdire l’accès nord de Maubeuge par la N2 venant de Mons. Son équipage comportait 70 hommes du 87°RIF.

Il est attaqué par l’arrière par la 28°ID le 20 mai 1940. Malgré les tirs qui défoncent le Bloc 1 et bloquent la tourelle par des coups directs, l’ouvrage des SARTS est le seul qui résiste encore le soir du 22 mai. La tourelle est remise en état dans la nuit, mais les tirs reprenant le 23, elle est définitivement mise hors d’usage. L’ouvrage se rend à 15 heures, après un dernier assaut. 

ACCÈS EN 1982

Pour accéder à l’ouvrage des SARTS, prendre à Maubeuge la N2 vers Mons. Après Grisoëlle et le carrefour avec la D136, un chemin encaissé prend à gauche et conduit au fort. Les deux Blocs sont bien visibles, le Bloc 1 (casemate) à gauche, et le Bloc 2 (tourelle) à droite.

LA LOCALISATION DES BLOCS EST APPROXIMATIVE

 

Le plan définitif prévoyait en plus, en seconde urgence, deux tourelles de 75 mm

B E R S I L L I E S

CLASSE 5

Comme les autres ouvrages du Secteur, le petit ouvrage d’infanterie de BERSILLIES a été construit sur un fort de 1890. Il comporte 2 Blocs, une tourelle 2 armes mixtes et une casemate 47/JM. Le fossé de l’ancien fort est encore en bon état car il a été bétonné. Il n’était couvert par aucune artillerie d’ouvrage. Sa mission, avec LA SALMAGNE était d’interdire l’accès nord-est de Maubeuge. Son équipage était de 100 hommes du 87°RIF.

Attaqué, lui aussi, à revers par la 28°ID, toutes ses armes et sa ventilation sont successivement détruites. Il se rend le 22 mai 1940 à 10 heures.

ACCÈS EN 1982

Pour accéder à l’ouvrage d’infanterie de BERSILLIES, prendre à Maubeuge la D228 en direction de Villers-Sire-Nicole. Après le village de Bersillies, en face d’un château d’eau, un chemin à gauche conduit au fort. Les deux Blocs sont très visibles et accessibles, une grande place d’armes se trouvant derrière eux : Bloc 1 (casemate) à gauche et Bloc 2 (tourelle) à droite.

LA LOCALISATION DES BLOCS EST APPROXIMATIVE

L A    S A L M A G N E

CLASSE 5

Le petit ouvrage d’infanterie de LA SALMAGNE a été construit sur les superstructures d’un fort de 1890. Il ne comporte que 2 Blocs, une tourelle 2 armes mixtes/mortier de 50 et une casemate 47/JM. Il n’était couvert par aucune artillerie d’ouvrage. Sa mission, avec BERSILLIES, était la couverture nord-est de Maubeuge. Son équipage était de 100 hommes du 87°RIF.

Attaqué par l’arrière le 20 mai 1940 par la 28°ID, comme ses collatéraux, il capitulera le 22 à 20 heures 30, sa ventilation et toutes ses armes détruites.

ACCÈS EN 1982

Pour accéder à l’ouvrage de LA SALMAGNE à partir de Maubeuge, prendre la D28 vers Vieux Reng. Environ 4 km après la sortie de Maubeuge, un petit chemin à gauche conduit au fort. Seuls émergent encore de la végétation les faces arrière, à gauche le Bloc 1 (tourelle), et à droite le Bloc 2 (casemate).

LA LOCALISATION DES BLOCS EST APPROXIMATIVE

 

L E    B O U S S O I S

CLASSE 4

Le petit ouvrage du BOUSSOIS a été construit sur le fort du même nom datant de 1880. Il comporte 3 Blocs avec 2 tourelles arme mixte/mortier de 50 et 2 casemates 47/JM. Il devait devenir, en seconde urgence, ouvrage d’artillerie à 7 Blocs. Il n’était protégé par aucune artillerie d’ouvrage. Sa mission était de couvrir Maubeuge vers l’est. Son équipage était de 200 hommes du 84°RIF.

Après la percée de la Meuse, la 28° ID arrive le 18 mai 1940 sur les arrières du Secteur fortifié de Maubeuge. Elle attaque simultanément les casemates de la rive droite de la Sambre et l’ouvrage du BOUSSOIS. Après un tir d’artillerie, les faces arrière des Blocs 3, puis 1, sont prises à partie par des canons de 88 mm. Le bombardement, appuyé par des Stukas, continue jusqu’au 21 mai. Dans l’après midi, un assaut est repoussé par l’ouvrage. Les bombardements et le tir direct finissent par détruire l’armement et la ventilation. L’ouvrage se rend le 22 mai à 11 heures.

ACCÈS EN 1982

Pour accéder à l’ouvrage du BOUSSOIS prendre la D959 à Maubeuge vers Jeumont. Après l’agglomération du Boussois, une route sur la gauche conduit au fort situé à environ 800 m. Il faut pénétrer dans le terrain militaire sur la droite et l’on devine rapidement, plutôt qu’on ne les voit, les restes des trois Blocs situés sur les dessus de l’ancien fort. Le plus visible est celui de gauche, le Bloc 1 (casemate). Il ne reste du Bloc 2 (tourelle) que la dalle de béton qui obture les puits de la tourelle et des cloches. Le Bloc 3 (casemate+tourelle), à droite, n’est visible que par ses ruines couvertes de végétation.

LA LOCALISATION DES BLOC EST APPROXIMATIVE

Le plan définitif prévoyait en plus, en seconde urgence, 2 tourelles de 75 mm

L A F E R T É

CLASSE 5

L’ouvrage de LA FERTÉ est le dernier à l’ouest de la partie continue de la LIGNE MAGINOT du nord-est. Cette impressionnante fortification linéaire se termine là, mis à part les faibles Secteurs fortifiés de Maubeuge et de l’Escaut. Malheureusement pour lui, LA FERTÉ est un des plus connu à cause de son destin tragique. Il est le seul à avoir, à la fois, été totalement détruit en surface par une attaque frontale, et avoir vu périr la totalité de son équipage.

Il comportait seulement 2 Blocs de combat, une tourelle 2 armes mixtes et une casemate 47/JM, ce qui est extrêmement faible au vu de sa position. Il était couvert en limite de portée par la tourelle de 75 modèle 05 du CHESNOIS. Sa mission était de couvrir la crête de Villy sur la rive gauche de la Chiers. Son équipage était de 107 hommes.

À la suite de la rupture du front à Sedan, la 71° ID se trouve au contact le 14 mai 1940 avec le 23° RIC à Villy et Margut. L’ouvrage de LA FERTÉ forme un saillant qui menace la gauche de l’avance allemande et la décision est prise de le réduire. Le 17 mai, l’artillerie allemande commence à le bombarder ainsi que les deux casemates de 75 mm voisines. Devant l’avance allemande, celles-ci sont évacuées à 19 heures 30. Dans la nuit, la tourelle de 75 mm du CHESNOIS tire sur LA FERTÉ pour contrer des attaques inexistantes. Le 18 mai, l’ID71 prend Villy et arrive au contact de l’ouvrage dans l’après midi. Vers 17 heures, la préparation d’artillerie commence : des obusiers de 210 mm détruisent les rails et les barbelés et créent des entonnoirs pour permettre l’approche des troupes d’assaut. En même temps des canons de 88 mm du Flak Abteilung 26 tirent de plein fouet sur les cloches et la tourelle du Bloc 2. Celle-ci est en batterie, un incident interdisant l’éclipse. Un créneau de la cloche GFM est détruit et les trois occupants sont tués. Vers 18 heures, des groupes de l’IR171 sont au contact du Bloc 2. Leur approche a été masquée par un tir d’obus fumigènes sur les observatoires français de la rive droite de la Chiers. L’assaut est donné à 18 heures 30 avec des pionniers du 71° bataillon qui détruisent à l’explosif toutes les cloches du Bloc 2. En plaçant une charge sous la tourelle, toujours en position haute, ils la sortent de son logement et la font retomber en travers de son puits. À 19 heures 15, le Bloc 2 n’a plus une seule arme. Après un nouveau tir d’artillerie, les pionniers s’attaquent au Bloc 1. À l’aube du 19 mai, trois des quatre cloches sont détruites, ainsi que la porte du Bloc 2. L’ouvrage n’a plus que la casemate de 47/JM, qui ne sert à rien, ne pouvant tirer que vers Margut à l’est. La dernière cloche du Bloc 1 et sa porte sont éventrées le soir du 19 mai.

Selon toute vraisemblance, l’équipage de LA FERTÉ, confondant les explosions destructrices avec les impacts de 210 mm, n’a pas pris conscience que les allemands étaient sur les dessus de l’ouvrage, aucun tir d’interdiction n’ayant été demandé au CHESNOIS. Les hommes, attendant dans la galerie à 30 m sous terre ce qu’ils croyaient être la fin du tir d’artillerie, n’ont pas pu réintégrer leurs postes de combat dans les Blocs. Les pionniers allemands interdisaient toute remontée par les escaliers en jetant des explosifs et des fumigènes à l’intérieur des deux Blocs. Espérant une contre attaque, bloqué au fond, n’ayant pas eu l’autorisation de se rendre, l’équipage a été lentement asphyxié par l’oxyde de carbone des explosions et des fumigènes, les masques à gaz se saturant peu à peu. Pendant toute cette longue agonie, le contact téléphonique a été maintenu avec l’ouvrage du CHESNOIS, ce qui ajoute encore à l’horreur de cette tragédie. Le dernier message de LA FERTÉ est du 19 mai à 5 heures du matin.

Les allemands, instruits par l’expérience des combats dans les galeries du fort de VAUX à Verdun en 1916, n’ont à aucun moment cherché à pénétrer à l’intérieur de l’ouvrage. Ils l’ont totalement mis hors de combat en détruisant son armement. Ils avaient d’ailleurs fait de même au fort d’EBEN EMAEL en Belgique, le 10 mai 1940.

ACCÈS EN 1982

L’accès à l’ouvrage de LA FERTÉ est aisé car il est bien signalé. À partir de la N43 Longuyon – Sedan, prendre à gauche la D44 à Margut. Après le village de La Ferté sur Chiers, une route à droite conduit à l’ouvrage. En montant vers la crête, on voit la casemate est de 75 mm qui ne fait pas partie de l’ouvrage. Celui-ci se trouve au dessus d’un chemin à droite, les deux Blocs étant très visibles. Un mémorial et un cimetière où est inhumée une partie de l’équipage se trouvent à proximité.

LA LOCALISATION DES BLOC EST APPROXIMATIVE

L E C H E S N O I S

CLASSE 3

Le CHESNOIS est le dernier ouvrage d’artillerie à l’ouest de la LIGNE MAGINOT et il a été construit lors de la deuxième tranche. Il comporte 5 Blocs de combat et 2 tourelles dont une de 75 mm. C’est la seule équipée de pièces modèle 1905 dont la portée maximum était seulement de 9000 m. À part une cloche lance-grenades, il n’a pas d’arme à tir courbe. Il n’était couvert par aucun autre ouvrage. Sa mission était la couverture ouest de la tête de pont de Montmédy. Eu égard à sa position extrême, il était particulièrement mal armé pour la remplir. La LIGNE MAGINOT devait se terminer par un gros ouvrage à Vaux les Mouzon armé de 2 tourelles de 75 et 135 mm. Son équipage était de 324 hommes des 155°RIF et 169°RAP.

L’activité du CHESNOIS a été essentiellement de couvrir l’ouvrage de LA FERTÉ avec sa tourelle de 75 mm qui se trouvait en limite de portée. Il a tiré plus de 4500 obus du 17 au 20 mai 1940 sans parvenir à changer le destin de ce petit ouvrage.

ACCÈS EN 1982

L’accès à l’ouvrage du CHESNOIS est facile. Prendre la N43 Longuyon-Sedan. Entre Thonne-le-Thil et Montlibert, on voit sur la droite le Bloc 1 (casemate). Il était surmonté d’une tourelle 2 armes mixtes qui se trouve maintenant au FERMONT. Il ne reste que le puits qui est dangereux. Avant ce Bloc, une petite route menant à Herbeuval prend à droite. Après un virage, les Blocs 2 (cloches) à droite et 3 (casemate) à gauche sont visibles dans les prés. Le Bloc 4 (casemate) est en arrière du Bloc 3 à la lisière d’un petit bois. Ce qui reste du Bloc 5, à savoir le puits de la tourelle de 75 mm, se trouve dans ce bois à l’est du Bloc 4, sans sentier d’accès. Le puits est, lui aussi, dangereux car la végétation le recouvre en grande partie. Le Bloc 7 Entrée mixte est nettement en arrière des Blocs de combat. En revenant sur la N43 vers Montlibert, un chemin descend à gauche, un peu après le Bloc 1. Après environ 800 m, on voit à gauche dans une prairie deux cloches spéciales. Ce sont les cheminées de l’usine, disposition unique dans la LIGNE MAGINOT. L’Entrée se trouve en arrière et en dessous de ces deux cloches. On y accède par un chemin à gauche.

LA LOCALISATION DES BLOCS EST APPROXIMATIVE

Le plan définitif prévoyait en plus, en seconde urgence, une tourelle de 75 mm

 

T H O N N E L L E

CLASSE 4

L’ouvrage de THONNELLE est un petit ouvrage d’infanterie de la deuxième génération. Il comporte 3 Blocs de combat avec une tourelle 2 armes mixtes et deux casemates 47/JM. Il a une Entrée armée de trois cloches en arrière des Blocs de combat. Il était couvert par les deux tourelles de 75 mm de VÉLOSNES et du CHESNOIS. Sa mission était d’assurer la continuité des feux d’infanterie entre ceux-ci. Son équipage était de 189 hommes du 155°RIF. Il a été saboté et abandonné dans la nuit du 12 au 13 juin 1940.

ACCÈS EN 1982

L’accès à l’ouvrage de THONNELLE est malaisé. Il faut prendre la N43 Longuyon – Montmédy. Après cette ville, à l’entrée du village de Thonnelle, prendre une petite route à droite ; elle devient vite un mauvais chemin. A la lisière d’un petit bois, un chemin de terre prend à gauche. Arrivé à un croisement où se trouve un calvaire, prendre le chemin de droite, puis un autre chemin à gauche le long de la lisière d’un bois dans lequel il entre. Il conduit au Bloc 3, l’Entrée. En revenant au calvaire, le chemin initial entre dans une zone de taillis. Le Bloc 2 (cloches) est à gauche, totalement couvert par la végétation. Le Bloc 1 (casemate) est un peu plus loin à droite, sans sentier d’accès. Revenir au calvaire, et marcher vers le nord à travers le bois. Le Bloc 4 (casemate+tourelle) est en lisière de celui-ci, ce qui permet de le trouver en la longeant.

LA LOCALISATION DES BLOCS EST APPROXIMATIVE

Le plan définitif prévoyait en plus, en seconde urgence, 2 tourelles de 75 et 1 de 81 mm

V E L O S N E S

CLASSE 3

L’ouvrage de VÉLOSNES fait partie de la deuxième tranche de la LIGNE MAGINOT. Il fait suite à la trouée de Marville qui ne comporte que des blockhaus construits pendant la guerre. C’est le plus petit ouvrage d’artillerie armé de canons de 75 mm. Il n’a que 4 Blocs de combat, 2 tubes d’artillerie et 2 tourelles. A part une cloche lance- grenades, il n’a aucune arme à tir courbe. Il n’avait aucune couverture par d’autres ouvrages, le FERMONT à l’est, et LE CHESNOIS à l’ouest étant hors de portée. Sa mission était de couvrir la tête de pont de Montmédy. Son équipage était de 250 hommes des 155°RIF et 169°RAP.

Il a été saboté et évacué dans la nuit du 12 au 13 juin 1940 sur ordre de la II° Armée du général Huntziger.

ACCÈS EN 1982

L’accès à l’ouvrage de VÉLOSNES se fait à partir de la N43 de Longuyon à Montmédy. Après Iré-le-Sec, prendre à droite la D207 vers Bazeilles sur Othain et Othe. Dans ce dernier village, prendre un chemin menant à Villers-le-Rond. Après 500 m, on aperçoit à gauche, à flanc de coteau, l’Entrée mixte ou Bloc 6. L’ouvrage se trouve sur la crête au dessus de celle-ci. On voit d’abord ce qui reste des Blocs 1 et 5 (tourelles). Le Bloc 2 (cloches) est à droite de ces derniers. Le Bloc 3 (casemate) est en contrebas à gauche du Bloc 2. Il est difficile à trouver, car totalement couvert par la végétation.

LA LOCALISATION DES BLOCS EST APPROXIMATIVE

Le plan définitif prévoyait en plus, en seconde urgence, une deuxième tourelle de 75 mm

F E R M E C H A P P Y

CLASSE 4 A1

Le petit ouvrage de la FERME CHAPPY était initialement l’extrémité ouest de la LIGNE MAGINOT. Il comporte deux Blocs de combat : une casemate double 47/JM et une tourelle de mitrailleuses. Il était couvert par 5 tubes de 75 mm, 2 du Bloc 1 du FERMONT et 3 du Bloc 6 du LATIREMONT. Il n’a à sa gauche que des blockhaus construit pendant la guerre, l’ouvrage d’artillerie de VÉLOSNES étant à 14 km. Sa mission était de couvrir le FERMONT vers l’ouest. Son équipage était de 110 hommes du 149°RIF.

Le 21 juin 1940, l’ouvrage est attaqué en même temps que le FERMONT. Il subit des tirs de 105 mm et d’antichars. Un homme est tué dans la cloche JM du Bloc 2. Dans la matinée, des groupes d’assaut allemands, partant de la ferme, attaquent le Bloc 1. D’autres groupes, venant de l’ouest, attaquent le Bloc 2. La tourelle de mitrailleuses monte en batterie et balaie les abords. En même temps, la tourelle de 75 mm du FERMONT tire sur les bases de départ allemandes. L’attaque est brisée en un quart d’heure et ne sera pas renouvelée.

ACCÈS EN 1982

Pour accéder à l’ouvrage de la FERME CHAPPY, prendre la D17a, à côté de la gare de Longuyon, comme pour aller au FERMONT. Environ 1 km après être arrivé sur le plateau, on voit à droite de la route, à environ 300 m, la ferme et les deux Blocs de l’ouvrage. Le Bloc 1, la casemate, est au bout du chemin qui conduit à la ferme. Le Bloc 2, ce qui reste de la tourelle, est dans les champs, à l’ouest, à 300 m.

LA LOCALISATION DES BLOCS EST APPROXIMATIVE